
Garanties financière et caution, principaux obstacles à l’accès à un logement privé indépendant
L’UNEF a demandé l’ouverture à l’ensemble des étudiants de la possibilité de bénéficier d’un système de cautionnement solidaire et d’avance de garanties, principaux obstacles à l’installation des étudiants dans un logement privé indépendant. A l’heure actuelle, le dispositif Locapass permet seulement aux étudiants boursiers de ne pas avoir à avancer la caution et de posséder une garantie en cas d’impayés.
La ministre s’est montrée favorable à cette extension dans le cadre de la GRL (garantie des risques locatifs) actuellement en discussion. L’UNEF a néanmoins mis en garde la ministre contre les reculs qu’un tel système pourrait engendrer (augmentation des loyers, remplacement à minima du Locapass, risque d’une sous-utilisation du système par les propriétaires.
Application du plan Anciaux : une évaporation des prêts locatifs sociaux au bénéfice des bailleurs privés
L’UNEF a également interpellé la Ministre sur les retards pris par l’application du plan Anciaux de constructions et de rénovation des cité-universitaires. L’UNEF a en outre demandé à ce que les prêts locatifs sociaux (PLS) émis par le ministère du logement et distribués par les collectivités locales afin de financer la construction de logements sociaux pour étudiants soient prioritairement accordés aux logements dont la gestion serait confiée aux CROUS, seuls opérateurs garantissant des loyers modérés, un habitat adapté aux besoins étudiants, ainsi qu’une attribution des logements sur critères sociaux. L’UNEF a demandé à la Ministre à ce que ces fonds publics soient prioritairement utilisés pour améliorer l’offre publique de logement étudiant.
La ministre se considère dans l’impossibilité de donner aux CROUS l’exclusivité du bénéfice des PLS, mais elle s’est dite vigilante quant à leur émission et a annoncé qu’elle ciblerait leur utilisation vers les CROUS.
Des aides au logement insuffisantes
L’UNEF a également interpellé la ministre sur l’insuffisance des aides aux logements à destination des étudiants, comparativement à l’augmentation constante des loyers. Elle a également rappelé à la ministre le problème du mois de carence pendant lequel les aides ne sont pas versé, alors même qu’il correspond au mois d’installation souvent le plus difficile financièrement, du fait du versement de la caution superposé au premier loyer.
L’UNEF reste par ailleurs favorable à un système d’aide universel qui permet aux jeunes en formation l’accès à l’autonomie par le logement, système reposant sur les ressources propres de l’étudiant.
Le caractère injuste de la taxe d’habitation
Enfin, l’UNEF a interpellé la ministre sur le caractère injuste de la taxe d’habitation, et sur l’effort financier très important qu’elle pouvait représenter dans le budget d’un étudiant. D’autant plus que celle-ci est aujourd’hui payée par grand nombre d’étudiants qui en sont pourtant exonérés car n’ayant pas de déclarations de ressources, cela par simple manque d’information.
La ministre s’est engagée à mener un travail d’information sur les possibilités d’exonération de la taxe d’habitation dans le cas spécifique des étudiants.
L’UNEF salue une rencontre constructive, mais rester vigilante quant aux projets portés par la ministre dans leur dimension étudiante, notamment dans l’application de la GRL. Elle souhaite ainsi être associée aux discussions ouvertes avec les partenaires sociaux, sur toute question touchant à l’accès au logement qui concernerait les étudiants.




