Jeudi 13 septembre 2007
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En cette rentrée, la situation des étudiants se dégrade à nouveau. L’enquête de l’UNEF « le panier de l’étudiant 2007 » démontre que le pouvoir d’achat des étudiants continue de baisser. Pour la sixième année consécutive, le gouvernement augmente les dépenses obligatoires sans prendre aucune des mesures sociales qui s’imposent. Pourtant, les moyens existent. En juillet, le gouvernement a consacré 15 milliard d’euros à des cadeaux fiscaux à destination des foyers les plus aisés.
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a promis des mesures pour améliorer la situation des étudiants. L’UNEF demande à la ministre de mettre en place des mesures d’urgence pour la rentrée des étudiants. L’UNEF lance aujourd’hui une pétition nationale pour demander au gouvernement d’améliorer immédiatement nos conditions de vie. L’UNEF demande l’augmentation du nombre d’étudiants boursiers, un dixième mois de bourse pour les boursiers versé dès le premier trimestre, l’extension du locapass à tous les étudiants et le respect du plan Anciaux de 2004 (6000 constructions et 7000 rénovations pour l’année universitaire).
En septembre, l’UNEF mènera partout en France des actions coup de poing, auprès des CROUS ou des rectorats, pour remettre les pétitions signées par les étudiants et interpeller les pouvoirs publics sur la situation d’urgence de cette rentrée.
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Mardi 4 septembre 2007
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13:07
La rentrée universitaire se déroule dans un contexte d'attaques répétées contre le service public et les acquis sociaux : loi sur le service minimum dans les transports et remise en cause du droit de grève, annonce de la mise en place de franchises médicales, suppression de plus de 22 800 postes de fonctionnaires, etc...
L'enseignement supérieur et la recherche ne sont pas épargnés. La loi relative « aux libertés et responsabilités des universités », votée dans l'urgence pendant l'été, en décalage total avec les aspirations de la communauté universitaire, est mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n'apporte aucune réponse aux besoins du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche, en particulier concernant le développement des connaissances, la démocratisation de l'accès et de la réussite des étudiants. Dangereuse, car, à travers l'abandon d'une responsabilité nationale de l'Etat, la multiplication des possibilités de recrutements de non titulaires, la concentration des pouvoirs autour du président, cette loi creuse les inégalités entre les établissements, les personnels et les étudiants et s'attaque au service public de l'enseignement supérieur et de la recherche et à leur unité indispensable au développement d'une politique de long terme répondant à tous les besoins sociaux.
Les organisations signataires s'opposent au contenu et aux conséquences de la loi adoptée par le parlement, qu'elles jugent toujours inacceptable.
Elles dénoncent en particulier les possibilités de désengagement politique et financier de l'Etat, les reculs de la démocratie au sein des conseils, ainsi que la précarisation accrue des personnels, la remise en cause des missions des organismes nationaux de recherche publique, menacés d'être transformés en agences de moyens. Elles exigent à minima de profondes modifications sur ces
points essentiels.
La rentrée universitaire s'effectue sans moyens nouveaux : absence de création de postes dans l'enseignement supérieur et dans les organismes publics de recherche malgré les besoins et sous le signe de la suppression de 11 800 postes dans l'enseignement secondaire qui remettent en causes les conditions d'enseignement et d'études dans les collèges et lycées, et qui ferment de nombreux débouchés à des étudiants engagés depuis plusieurs années dans des formations préparant aux concours de l'enseignement. Les organisations signataires dénoncent cette politique régressive.
Les organisations signataires se mobilisent également pour que les annonces concernant l'augmentation du budget 2008 de l'enseignement supérieur et de la recherche se traduisent dans les faits par une amélioration des conditions de travail et de réussite dans les établissements: emplois statutaires et budgets Elles réclament également des mesures d'ampleur pour répondre à l'urgence sociale et à l'augmentation de la précarité étudiante en cette rentrée. Elles dénoncent la réforme et l'augmentation du crédit d'impôt recherche annoncée par la Ministre de l'Economie et des finances, dont l'inefficacité est attestée et dont le coût pour les finances publiques est évalué à 2,5 milliards d'euros au total. Dans ce contexte de tensions, les organisations signataires affirment leur volonté de créer les conditions de l'action collective pour une rentrée universitaire offensive. Pour cela, elles entament dès à présent un travail d'information des étudiants et des personnels, et appelleront au plus vite à des initiatives communes (réunions d'informations, assemblées générales, etc...) dans les établissements.
Signataires: UNEF ;FSU: SNESUP , SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP.
UNSA:SUP RECHERCHE, A & I, SNPTES
CGT: SNTRS, FERC-SUP, UN-CROUS, UGICT
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Mardi 4 septembre 2007
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10:09
L’UNEF a rencontré lundi 3 septembre Roselyne Bachelot, Ministre de la jeunesse, de la santé et des sports.
L’UNEF enfin associée aux discussions sur la réforme des études de santé
La Ministre a garanti à l’UNEF, qu’en tant que première organisation représentative étudiante, elle serait associée à l’ensemble des discussions concernant la réforme des études médicales (médecine, pharmacie, odontologie, sage femme) et paramédicales (infirmier, kiné…). L’UNEF se félicite de cette annonce qui rompt avec l’habitude des gouvernements précédents de choisir leurs interlocuteurs au mépris du vote des étudiants, et permettra d’envisager la réforme des études de santé de façon transversale.
L’UNEF attend des mesures concrètes pour améliorer l’accès aux soins des étudiants
L’UNEF a fait part à la Ministre de ses inquiétudes concernant la santé des étudiants. Alors que plus de 280 000 étudiants[1] renoncent chaque année à une complémentaire santé pour des raisons financières, et que plus de 500 0001 étudiants disent avoir renoncé à des soins pour raisons financières, la mise en place des franchises médicales fragilisera encore d’avantage l’accès aux soins des étudiants. L’UNEF a donc demandé à ce que les étudiants ne soient pas concernés par les franchises et bénéficient d’une aide à la complémentarisation. Ces questions étant toujours à l’étude, notamment dans le cadre du chantier « vie étudiante », l’UNEF attend des mesures concrètes sur ce sujet majeur et portera ces propositions dans le cadre de sa campagne de rentrée sur le pouvoir d’achat des étudiants.
L’UNEF s’inquiète d’un traitement purement comptable de la santé des étudiants par le gouvernement : entraver l’accès aux soins des jeunes est facteur d’aggravation des pathologies, et risque au final d’alourdir la facture pour l’ensemble de la société. Alors que moins de 3% du budget de l’assurance maladie est consacré à la prévention, une politique de long terme de maîtrise des dépenses de l’assurance maladie ne peut passer que par un travail spécifique sur les moins de 30 ans. Loin des annonces médiatiques de court terme, les étudiants attendent des mesures d’ampleur permettant d’améliorer la situation sanitaire de l’ensemble de la société.
[1] Enquête nationale 2006 de la Mutuelle des Etudiants, « La santé des étudiants 2005/2006»
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Mardi 28 août 2007
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11:34

Pour la troisième année consécutive,
l’UNEF publie son enquête sur le « panier étudiant » retraçant ainsi l’évolution des dépenses étudiantes et des aides directes qui leur sont versées.
Sans surprise, la baisse du pouvoir d’achat étudiant enregistrée au cours des années précédentes se poursuit avec
une augmentation des dépenses (+3.7%) bien plus rapide que celle des aides aux étudiants (+2.2%). Pour la 6e année consécutive,
le pouvoir d’achat des étudiants sera plus faible à la rentrée que l’année précédente. Depuis la fin du plan social étudiant en 2001 aucune mesure sociale d’ampleur n’est venue soulager les étudiants alors que les frais obligatoires (inscription, sécurité sociale, ticket RU) n’ont cessé d’augmenter. L’objectif affiché par le Premier d’atteindre les 50% d’une classe d’âge diplômés du supérieur ne pourra être atteint sans
une politique sociale d'ampleur privilégiant les aides directes et la relance du plan Anciaux pour les logements CROUS.
L’UNEF demande au gouvernement que les concertations ouvertes au mois de juillet concernant les conditions de vie étudiante se traduisent par des engagements financiers conséquents pour la fin de l'année 2007 et les cinq années à venir. L’UNEF lancera une campagne de pétitions dès la semaine prochaine pour que
des mesures d’urgence soient prises par le gouvernement.
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Jeudi 26 juillet 2007
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10:26
Les députés ont adopté le 25 juillet la loi sur les universités. Le débat parlementaire a été une nouvelle fois l’occasion de constater combien cette loi était en deçà des besoins des universités et des étudiants.
Des amendements permettant quelques avancées
Les parlementaires ont adopté quelques amendements qui constituent des avancées. Ils sont revenus sur l’amendement inacceptable des sénateurs qui associait les personnalités extérieures à l’élection du Président, et ont rétabli l’élection du Président par les seuls membres élus du conseil d’administration. La qualité du Président de l’université a été précisée, et il est désormais établi légalement que le président doit être un enseignant chercheur.
Les parlementaires ont élargi l’obligation de définir un plafond maximal de contractuels, introduite par le Sénat pour les seuls enseignants chercheurs, aux personnels administratifs et techniques.
La promesse du Président de la République doit être tenue
Ces quelques avancées sont très insuffisantes et des inquiétudes fortes demeurent quant aux statuts des personnels, à la démocratie et à l’égalité entre établissements. La commission mixte paritaire doit renforcer la disposition instituant un plafond de contractuels, en l’établissant par un décret en conseil d’Etat, garantissant ainsi l’égalité et la régulation nationale. Les promesses du Président de la République, qui s’est engagé le 9 juillet auprès des syndicats étudiants à augmenter le nombre d’élus étudiants dans les conseils d’administration, doivent être tenues et suivies d’effets en commission mixte paritaire.
Les étudiants attendent de nouveaux moyens matériels et humains
L’UNEF regrette que le débat parlementaire n’ait pas été l’occasion pour le gouvernement de s’engager à mettre en place une loi de programmation budgétaire pluriannuelle ainsi qu’un plan pluriannuel de recrutements. Alors que 13 milliards d’euros viennent d’être consentis dans des exonérations fiscales, le gouvernement n’a pas déboursé un centime pour les étudiants et les universités. Seul un engagement d’ampleur en moyens financiers et humains permettra d’éviter un désengagement politique et financier de l’Etat et la mise en place d’un enseignement supérieur à plusieurs vitesses.
Malgré les quelques avancées du débat parlementaire, les inquiétudes des étudiants demeurent extrêmement fortes quant aux conséquences de cette loi. L’UNEF exige donc que de nouveaux gardes fous soient adoptés en commission mixte paritaire.
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