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L'équipe de l'UNEF Orléans

 Qu'est ce que l'UNEF ?

L'UNEF est la première organisation syndicale étudiante. Indépendante des partis politique, elle fonde son engagement autour de la défense des intérêts matériels et moraux des étudiants.

L'UNEF intervient pour défendre l'égalité de tous. Pour cela, nous défendons l'idée d'une université démocratisée, gratuite, laïque et métissée dans le cadre d'un véritable service public de l'enseignement supérieur.

Seul syndicat étudiant, l'UNEF défend les droits des étudiants au quotidien. Obtention d'une bourse, d'un logement au CROUS, règlement d'un problème d'examen..., l'action collective nous permet de faire respecter nos droits et d'en gagner de nouveaux.


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Mercredi 27 juin 2007 3 27 06 2007 19:32
La Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a reçu aujourd’hui, la communauté Universitaire.


Et, il semble que la communauté Universitaire s’est fait entendre et heureusement ! Ainsi, nous avons pu obtenir, la suppression de la sélection à l’entrée du Master, une légère augmentation du nombre de membre du Conseil d’Administration et enfin la suppression de cette idée farfelue d’autonomie à la Carte.


Cependant, l’UNEF Orléans rappelle que ce texte ne reprend aucunement les aspirations évoquées par l’UNEF lors des concertations, mais aussi, que l’autonomie des Universités est  source d’inégalité et de disparité du Service Public d’enseignement supérieur.


Mais, nous ne pouvons que constater que le dialogue est revenu, mais  nous espérons  encore de profondes modifications de cet avant projet de loi. Nous réaffirmons farouchement que la réforme de l’Université, pour qu’elle permette de répondre efficacement et utilement aux problèmes que rencontre notre système d’enseignement supérieur, la réforme des universités ne peut s’envisager sans les étudiants, et ne peut se faire au service d’une seule catégorie d’acteurs de l’université.
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Lundi 25 juin 2007 1 25 06 2007 19:31

Alors que le texte portant sur « organisation de la nouvelle université » devait être examiné en conseil des ministres ce mercredi, l’UNEF a accueilli avec satisfaction le report annoncé de l’examen du texte.

Depuis le lancement des concertations l’UNEF dénonce calendrier démontrant une volonté de passage en force. Aujourd’hui l’UNEF se félicite que le gouvernement ait pris la mesure de l’impasse dans laquelle il s’engageait.

L’avant projet de loi rejeté vendredi dernier par le CNESER est inacceptable en l’état et dangereux pour les étudiants. Le report de l’examen de ce texte doit immédiatement se traduire par la réouverture de réelles discussions permettant de revenir sur un texte bâclé dans ses grandes orientations et profondément dogmatique.


Depuis le début des discussions l’UNEF, n’a cessé d’affirmer sa volonté de faire aboutir une loi au service de l’ensemble de la communauté universitaire, permettant une réelle démocratisation de l’enseignement supérieur.

Sur la question de la place des étudiants dans les conseils, de la sélection en Master et du caractère optionnel de l’autonomie, le gouvernement doit entendre les refus unanimes de la communauté universitaire et revoir profondément sa copie.

En l’absence de modifications profondes du texte, le gouvernement porterait une lourde responsabilité dans un nouvel affrontement avec la jeunesse qui ne manquerait pas d’intervenir à la rentrée.

Par unef - Publié dans : unef.orleans
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 06 2007 19:01
L’UNEF se félicite du rejet, hier soir par le CNESER, du projet de texte portant « organisation de la nouvelle université ».

 
Ce refus d’une large majorité de la communauté universitaire du projet de loi doit maintenant être entendu par le gouvernement.

 
L’UNEF en appelle au Président de la République pour éviter la grave crise qui s’annonce dans nos universités sans modifications conséquentes du projet de loi.

 
Le projet de loi d’autonomie des universités est en l’état inacceptable pour les étudiants. Des modifications sont indispensables concernant au minimum trois points essentiels : le refus de la sélection à l’entrée du master, l’amélioration de la démocratie universitaire et le refus de l’autonomie optionnelle, source d’inégalités amplifiées entre universités et de précarisation des personnels.
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 06 2007 18:27
Bruno Julliard a envoyé ce jour une lettre à Nicolas Sarkozy, président de la République, concernant le projet de loi sur l'autonomie des universités.



Monsieur le Président, 

 

Durant votre campagne électorale, vous avez rappelé votre détermination à réformer la France. Parmi vos priorités figure la réforme de l’université et je m’en félicite. Vous avez insisté sur l’importance que vous accordiez au dialogue avec les partenaires sociaux. Le 31 mai dernier, Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, lançait la réforme des universités et annonçait qu’elle entendait prendre le temps de la négociation, malgré un calendrier particulièrement resserré.

 

Depuis plusieurs mois, l’UNEF n’a cessé de rappeler qu’elle partageait la volonté de réformer l’enseignement supérieur dans notre pays. Notre université souffre aujourd’hui d’un manque de moyens, et les enjeux majeurs pour la démocratisation de la réussite ne pourront être abordés que par une réforme des premiers cycles universitaires, de l’aide sociale aux étudiants, de l’insertion professionnelle, de l’orientation, de la lisibilité de l’offre de formations.

 

Nous l’avions dit : pour qu’elle permette de répondre efficacement et utilement aux problèmes que rencontre notre système d’enseignement supérieur, la réforme des universités ne peut s’envisager sans les étudiants, et ne peut se faire au service d’une seule catégorie d’acteurs de l’université.

 

Un projet de loi jusqu’au-boutiste, radical dans son contenu et ne répondant pas aux attentes de la quasi totalité de la communauté universitaire, une précipitation piétinant les négociations en cours, vos déclarations provocatrices sur le financement inégalitaire de nos universités : les événements de ces derniers jours soulèvent chez les étudiants de grandes inquiétudes et un sentiment de colère.

 

Vous êtes en ce moment même sur le point d’arbitrer, à l’Elysée, les derniers amendements au projet de loi. Tout laisse penser que vous refusez la main tenue par les représentants de la communauté universitaire, dont l’UNEF. Je crois que nous avons donné de nombreux gages ces dernières semaines quant à notre souhait d’aborder cette réforme de manière constructive. Je vous ai écrit le 21 mai dernier, sollicitant un entretien pour tenter de vous convaincre qu’une réforme ambitieuse et concertée était possible. Vous n’avez pas jugé bon de me répondre. J’ai répété, à plusieurs reprises, à vos conseillers ainsi qu’à Madame la ministre, que nous étions prêts à nous engager dans des compromis. Ces compromis sont indispensables pour la réussite d’une réforme d’ampleur de l’université, l’histoire récente l’a montré.

 

Alors que, pour la première fois depuis plus de vingt ans, l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire pouvaient se retrouver autour d’une table, alors que pour la première fois depuis bien longtemps, les pouvoirs publics affichaient non seulement une volonté politique indéniable mais également des engagements concernant les moyens budgétaires supplémentaires, alors que les étudiants, un an après la crise du CPE, avaient souhaité traduire par des négociations sur l’avenir de l’enseignement supérieur le malaise de la jeunesse, le risque d’un nouvel affrontement entre les jeunes et le gouvernement se profile inéluctablement. En l’état actuel du projet de loi et de la méthode d’adoption utilisée, ne doutez pas de notre détermination.

 

C’est pourquoi je vous demande, dans l’intérêt de notre université, d’ouvrir de réelles concertations et de desserrer le calendrier d’adoption de la loi. Ne laissez pas passer cette occasion unique de voir naître une réforme partagée de l’université française. Sans des modifications conséquentes du texte de loi, loin de rester dans l’histoire, la loi sur l’autonomie des universités sera une nouvelle occasion ratée.

 
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma respectueuse considération.


Bruno Julliard
Président de l’UNEF
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Mardi 19 juin 2007 2 19 06 2007 20:55
Aujourd’hui, mardi 19 juin 2007, le gouvernement a rendu public son avant projet de loi « portant organisation de la nouvelle université ». L’UNEF dénonce le passage en force inacceptable et dangereux du gouvernement ainsi que le contenu du texte, qui en l’état, est de nature à attiser la colère des étudiants.
 
 
Le gouvernement choisit le passage en force
 
La convocation samedi dernier d’une séance plénière du CNESER pour vendredi 22 juin, pour un texte qui sera soumis au conseil des ministres le 27 juin, révèle la volonté du gouvernement de passer en force sur l’autonomie des universités.
 
Alors que le gouvernement avait tous les atouts dans ses mains pour mener des concertations sérieuses sans passer en force contre les étudiants et la communauté universitaire, il fait aujourd’hui le choix de l’affrontement.
 
Sélection des étudiants : un retour en arrière inacceptable
 
En conditionnant l’inscription des bacheliers à leur participation aux dispositifs de préinscription, le gouvernement ouvre une brèche au mieux inefficace et au pire dangereuse. L’UNEF dénonce cette condition qui restreint la liberté d’inscription à l’université.
 
En outre, en laissant les établissements déterminer librement leurs conditions d’accès en Master, le gouvernement fait ouvertement le choix de la sélection après la Licence. Cette sélection, contre laquelle l’UNEF s’était battue sous le précédent gouvernement, constitue une rupture très claire avec les engagements du nouveau gouvernement de n’instaurer aucun élément supplémentaire de sélection. Pire : il encourage le développement d’université et de diplômes à deux vitesses.
 
L’absence de sélection à l’université est un principe fondateur du service public de l’enseignement supérieur français et le gouvernement ne saurait y toucher sans s’attirer la colère des étudiants.
 
Droits d’inscription: un manque de clarté dangereux
 
L’UNEF dénonce le non respect des engagements du gouvernement qui s’était engagé au sein des groupes de travail à ce que les universités ne puissent pas moduler librement leurs droits d’inscription. L’UNEF exige du gouvernement que le texte de loi soit clair sur cette question en précisant les modalités de fixation des droits de scolarité nationaux.
 
Pas d’autonomie sans démocratie
 
Depuis les lois Faure et Savary, l’autonomie des établissements est indissociable de l’exigence de leur direction démocratique. L’accroissement des prérogatives des universités et de leur président, doit nécessairement s’accompagner du renforcement des contre-pouvoirs démocratiques du reste de la communauté universitaire, et notamment des étudiants.
 
En faisant des présidents les nouveaux propriétaires des universités, les propositions du gouvernement sont contraires à ce principe. La mise en place de conseils d’administration limités à 20 personnes, avec une présence extrêmement faible des étudiants (3 personnes, soit 15% contre 20% à 25% aujourd’hui), compromet la bonne gouvernance des universités. Il en est de même de la possibilité d’élection d’un président autre qu’enseignant chercheur.
 
En écartant à tout prix la communauté universitaire de la direction des universités, et particulièrement les étudiants, c’est l’objectif même d’une meilleure gouvernance qui est remis en cause. Les étudiants sont pourtant au centre du service public d’enseignement supérieur et sont les premiers concernés par les politiques universitaires. Ils sont aujourd’hui exclus des instances de direction, ce qui constitue un retour à une conception digne des universités du XIXème siècle.
 
L’UNEF exige du gouvernement qu’il revienne à la raison. C’est le bien commun qui doit l’emporter.
 
L’autonomie au service de l’accroissement des inégalités et du désengagement de l’Etat
 
L’UNEF dénonce le choix d’une autonomie à la carte entre les établissements, qui seront libres ou pas d’accepter certaines compétences nouvelles (budget global, gestion des ressources humaines) et optionnelles (patrimoine immobilier). Ce choix avalise en encourage les inégalités existantes et conduira inévitablement à la mise en place d’universités à plusieurs vitesses et au désengagement de l’Etat.
 
La propriété des bâtiments par les universités comme la liberté de recrutement des enseignants et d’attribution des primes constituent des reculs importants dont pâtiront les étudiants, notamment en termes d’encadrement et de qualité d’études. Si l’objectif affiché est d’accroître les prérogatives des universités, cette autonomie aura pour seules conséquences le développement de fortes inégalités entre les étudiants d’un établissement à l’autre et au désengagement de l’Etat du financement des universités les plus faibles.
 
L’UNEF exige du gouvernement qu’il revienne sur le calendrier annoncé pour laisser le temps de la concertation. Si le passage en force se confirme, cela augurerait mal d’un dialogue constructif dans les années à venir.
Sur le fond du projet de loi, le gouvernement s’est mis lui-même dans une situation de rupture avec la communauté universitaire et les attentes des étudiants. Si de lourds correctifs ne sont pas apportés immédiatement, l’UNEF en tirera toutes les conséquences qui s’imposent et prendra ses responsabilités en n’écartant aucun moyen d’action. Comme ils l’ont montré ces derniers mois, les étudiants sauront se faire entendre et respecter.
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